Entrainement

Changer de méthode

Il y a quelques temps, une voie en salle  me résistait, presque devenu une habitude, j’échouais toujours sur le même mouvement.

 

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Cela m’a ramené à de bons vieux (en fait mauvais) souvenirs sur une voie que je travaillais il y a quelques années. À chaque tentative, je tombais sur le mouvement final juste sous la chaîne. Le plus rageant, c’est qu’avant ce mouvement la voie ne me posait aucun problème majeur et je randonnais pour échouer à la fin. Un jour de bon sens, il me prit l’idée de mettre mon pied sur une prise improbable et Bing! j’ai clippé quelques secondes plus tard le relais.
 
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Ce flash back me fait écrire que la réussite résulte parfois uniquement de la méthode et non du reste. Ce que je trouve amusant, c’est que chacun a son point de vue à ce sujet. Selon les voies, les discussions peuvent vite se transformer en une grande foire à la méthode ou en cours de méthodologie (expliqué). Quand on pratique le bloc, nous testons toutes les façons pour tenter de résoudre le passage sans ménagement. En voie, c’est différent, on a tendance à rester sur notre gestuelle. Face à l’échec, il nous arrive de remettre  les causes ailleurs. Certains grimpeurs pleurnichent (j’en fait partie) en se trouvant des fausses excuses comme: « je ne suis pas en forme aujourd’hui, j’ai mal dormi, cette voie ce n’est pas mon style, c’est morpho, ou pire, c’est de ta faute tu m’a donné trop de mou » (oui, je l’ai déjà entendu ) etc… Souvent, c’est juste le petit détail qui fait la différence.
 

Parfois, il faut juste améliorer les clippages.

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Pour s’économiser, il faut trouver les bonnes façons et manières pour mousquetonner. Soit avant ou après le crux, quelquefois carrément dans l’enchaînement des mouvements. Il fut un temps où je ne maîtrisais pas assez les clippages, du coup je gaspillais mon énergie pour rien juste avant les parties soutenues. C’est dommage, surtout les jours de grande forme!.

Grimper « à vue » régulièrement forge parfaitement à la matière. La compétition aussi, j’ai beaucoup appris en participant à ce type d’événement. Dans certains cas, il devient intéressant de réfléchir à comment les optimiser pour pouvoir garder un petit peu plus d’énergie. Personnellement je n’aime pas trop m’arrêter pour clipper (sauf quand j’y suis obligé). Je mise sur la fluidité en cherchant le plus souvent possible à clipper dans le mouvement.

 

Relativisons

Au final cette voie était elle si importante?
 
La ligne en question n’est pas mon niveau max. Ce n’est pas à cause d’un échec que toute notre pratique est à repenser ou que l’on a plus le niveau. Devant ce constat j’ai dû, (par la force des choses) relativiser:
 
Ok, tu me résistes, je reviendrai te voir plus tard-
 
Curieusement en laissant passer quelques semaines je l’ai enchaînée. Il est vrai que je me suis investi à fond au moment du crux, mais sans pression. L’objectif était bien-sûr de la réussir mais la date ne m’importait plus.
 
Quand c’est la méthode qui enraye notre future croix, ce n’est pas le plus compliqué bien souvent cela coûte quelques essais supplémentaires, il suffit juste de tenter autre chose même si au départ les mouvements ne viennent pas spontanément, il faut tous les essayer. Il y aura toujours une façon qui nous conviendra, à condition d’avoir assez de force ou de résistance au moment de sortir notre plus belle gestuelle. Mais ça, c’est de la gestion de l’effort, c’est un autre sujet…
 

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