Point de vue

S’élever, c’est la clef.

Pour ce tout premier article sous WordPress. Je vais revenir sur ce qui me pousse à grimper.

Au delà de l’envie de se dépenser, de cette sensation d’exister à travers ses actes. Pourquoi chercher à s’élever de cette manière?


 

Ce sentir vivre, exister, s’épanouir, se découvrir sont les qualificatifs propres à ma passion. Sans ce sport, j’ai le sentiment d’être privé de m’exprimer. C’est un lien fort, tenace et quotidien.

Tout d’abord, il y a un rapport à la matière, au rocher, celui-ci est variable selon les saisons et les températures, j’aime les jours de collante. Vous savez, ce sont ces heures parfaites où notre gomme ne connaît plus les « zippettes « et où nos mains semblent absorbées par le caillou. C’est une réelle sensation d’harmonie et de bien-être entre nous et la roche.

« S’élever, c’est la clef ».

C’est la clef de nombreux sentiments comme le bonheur, la fierté, parfois de la tristesse ou de la frustration. C’est aussi la clef des champs, du voyage, de la découverte. Mais pas seulement, c’est aussi une clef des possibles. Quand je découvre une falaise, je regarde les lignes sans le topo. J’aime les voies pour ce qu’elles sont, pour ce qu’elles m’inspirent. La cotation n’est finalement là que pour élever notre égo… La ligne, c’est comme une danse, on imagine les mouvements, les méthodes, on se demande si on est en capacité physique d’y arriver.

C’est également la clef du bien-être, grimper me permet de me sentir en forme. Pour cela, je m’entraîne, je prépare mon corps à l’effort. Quand je choisis de travailler une voie au début tout semble impossible voir irréel, à force de répéter les sections et mouvements je progresse la rendant d’un coup accessible. Quand on redescend après une croix, nait un état d’existence unique, c’est un sentiment mêlé de buts atteints et de fierté de ses qualités physiques. Ce sentiment est encore plus fort aprés une voie à vue.

Enfin voici la dernière clef du trousseau, c’est la confiance en soi. En grimpant, on apprend à se connaître, c’est un dépassement de soi réel. C’est très épanouissant, car on ne peut pas se mentir. Quand on grimpe, on se doit d’être en phase avec notre mental et notre corps. Les prises de décisions sont intuitives et immédiates. On repousse la durée de l’effort, le cerveau commande nos muscles, mais c’est lui le seul maître à bord au milieu de ces vagues de signaux envoyés par nos sens. Jusqu’au moment bien sûr où nos doigts s’ouvrent ou que nos coudes se lèvent.

Grimper en tête, c’est être libre, maître de son destin. On réalise ce que nous rêvons, la chute est présente, mais ce n’ai jamais l’option choisie, c’est une fatalité ou une erreur de chorégraphie.

Vous l’avez compris, j’attends le redoux avec une certaine impatience la falaise me manque et la résine ne me suffit plus. Vivement le printemps.

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